Le Risk Manager face à l’intelligence artificielle 2/2

Par le 1 juillet 2019

Lorsqu’une entreprise choisit de déployer la digitalisation de son business model, le Risk Manager et le Chief Compliance Officer sont en charge de la déontologie. Décryptage.

Le développement de la déontologie

Le développement de la déontologie s’associe au déploiement de la digitalisation des business models et à la robotisation des systèmes et processus. Pour cela, le Risk Manager et Chief Compliance Officer répondent aux trois interrogations que génèrent les développement de l’IA, à savoir les notions d’ :

  • intentionnalité,
  • intelligence,
  • adaptabilité.

Dimension Intentionnalité de l’être humain versus du robot

Que signifie le terme intentionnalité lorsqu’il est associé à l’IA ? Les algorithmes d’IA sont conçus pour prendre des décisions, souvent en utilisant des données en temps réel.

A ce titre, ils se différencient des machines passives qui ne sont capables que de réponses mécaniques ou prédéterminées. A l’aide de capteurs, de données numériques, ces algorithmes combinent des informations provenant de différentes sources. Aussi, ils analysent instantanément leur contenu et agissent en fonction des connaissances qu’ils en tirent.

Tant que ces systèmes se conforment via le développement des algorithmes aux valeurs véhiculées dans le code de conduite, de l’entreprise, il y a peu de risque que l’IA se matérialise par des biais qui pourraient s’opposer aux principes arrêtés dans les codes éthiques.


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Intelligence humaine versus artificielle

Qu’en est-il de la deuxième caractéristique que représente l’intelligence ? L’intelligence artificielle se fonde sur l’apprentissage automatique et l’analyse de données. L’apprentissage automatique exploite les données et  recherche des tendances structurelles.

Les données doivent nécessairement être assez robustes. En effet, les algorithmes doivent pouvoir discerner des modèles utiles pour l’entreprise. Par ailleurs, l’utilisation de ces derniers ne doit pas se traduise pas par un risque d’atteinte à la vie privée de la personne.

Adaptabilité versus libre arbitre

Quid de la troisième caractéristique requise, à savoir l’adaptabilité ? Un système d’IA se caractérise par sa capacité à apprendre et à s’adapter au fur à mesure qu’il compile des informations. Puis, à prendre des décisions.

Pour le moment, l’IA se limite au déploiement de cette dimension d’adaptabilité. Heureusement, elle ne possède pas cette caractéristique humaine qu’est le libre arbitre.

En conclusion, le Risk Manager en support du conseil d’administration se doit de challenger le nouveau paradigme associé à l’implémentation de l’IA dans le cadre de la transformation stratégique de l’entreprise.

A ce titre, il sera excessivement vigilant à la dimension éthique. De plus, la prévention du risque d’atteinte à la vie privée est au cœur des préoccupations.


Découvrez la première partie de cet article sur le Risk Manager et l’Intelligence artificielle.

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