L’audit du dispositif actuel de risk management, pré-déploiement du Brexit

Par le 18 juillet 2016

Nous allons traiter de la nécessité pour le risk manager d’auditer la robustesse du dispositif de management des risques déployés en anticipation de la sortie du Royaume Uni de l’UE et des éventuelles mesures correctrices associées.

Dans l’article précédent, nous avons évoqué le rôle du corporate risk manager dans la réévaluation du niveau d’exposition aux risques d’une part, et d’autre part le traitement des dossiers à partager d’urgence avec le comité d’audit et/ou le conseil d’administration.

L'audit du dispositif actuel de risk management

Ici, notre analyse portera tant sur l’audit des techniques de contrôle technique des risques déployés, que du contrôle financier intégrant à la fois le transfert des risques et l’autofinancement volontaire de ces derniers.

Audit du contrôle technique des risques en lien avec l’activation effective du Brexit

Une conséquence éventuelle du Brexit est la possibilité de se désengager partiellement ou définitivement d’activités localisées sur la zone UK/GB. En conséquence, le risk manager peut être associé à des décisions de restructurations et de reconversions industrielles arrêtées par la gouvernance dans l’intérêt de la protection de la valeur actionnariale.

De telles décisions peuvent être accompagnées par la mise en œuvre de mesures de prévention/protection ad’hoc visant à prévenir des risques de désengagement du personnel, vandalisme, sabotage mais aussi de protection des actifs, stocks sur les sites concernés.

Un point particulier d’attention concernera le plan de protection des informations, ainsi que la mise sous tension du dispositif de lutte anti-fraude dans le respect du risque d’atteinte à la vie privée de la personne.

L’audit du dispositif de contrôle financier pré-sortie du Royaume-Uni de l’UE

Une relecture de la cartographie des risques DIC/DIL liée au Brexit

Compte tenu de l’implantation géographique du groupe et des ajustements associés au marché de l’assurance et réassurance technique post Brexit, le risk manager doit réexaminer la cartographie des risques DIL et DIC (Difference In Limit/Difference In Condition), par zone ou pays.

L’impact éventuel d’une relocalisation des activités post Brexit sera aussi un paramètre important à intégrer dans le cadre de l’actualisation du mapping des risques DIL et DIL.

Un audit des programmes internationaux d’assurance

Le risk manager doit réexaminer, en anticipation du Brexit et du rééquilibrage potentiel du marché de l’assurance/réassurance technique entre le Royaume Uni et l’UE continentale, le contenu de l’ensemble des programmes souscrits incluant tant les masters que les umbrella programs, ainsi que l’ensemble des traités de co et ré assurance en lien avec l’assureur apériteur du groupe.

La prise en compte d’une éventuelle variation du périmètre de consolidation post Brexit est aussi une composante à intégrer dans le cadre de cette démarche d’audit.

Une analyse approfondie des systèmes captifs d’assurance/réassurance et des financements alternatifs

Le manager des risques doit aussi se poser la question de l’opportunité de continuer à utiliser des systèmes captifs d’assurance/réassurance, rent a captive, déployés antérieurement au Brexit, se trouvant en zone d’influence britannique, ou de modifier le périmètre de transfert de risques associés à ces financements alternatifs.

La capacité à utiliser des produits dérivés liés à la réassurance financière, proposés par le London Stock Exchange, se pose aussi compte tenu du fait que cette place financière majeure ne sera plus soumise à la directive prospectus post sinistre.

Les autres places financières européennes auront-elles la possibilité et la réactivité de proposer des produits dérivés identiques en vue de couvrir des risques émergents ?

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