Rédiger un plan d’actions : la méthode ACIER

Par le 15 septembre 2014

Pas d’atteinte des objectifs sans plan d’actions. Nous en sommes tous convaincus, et pourtant le plan d’actions se limite encore trop souvent à un engagement verbal ou une simple liste d’action. Seule la formalisation écrite du plan d’actions est une garantie de succès dans l’atteinte des objectifs.

La méthode ACIER, structure un plan d’actions avec une liste d’actions concrètes, assorties d’un calendrier et d’un ensemble de moyens. Il désigne nommément des responsables en charge de l’avancement de chacune des actions.

AActions passées et à venir
CConcrètes (ni adverbe, ni adjectif)
IIdentifiées : qui fait quoi et qui est responsable de ?
EEchéancées : pour quelle période, quelle durée, quel délai ?
RRéalistes : les résultats seront-ils atteints ? de quelles ressources a-t-on besoin ? quels peuvent être les freins ?

Actions passées et à venir

La phase d’identification des leviers opérationnels est primordiale. Ceux-ci correspondent aux variables dont l’évolution conditionne, de façon déterminante, le succès ou l’échec des objectifs à atteindre. Ils doivent, en principe, correspondre à ceux mis en œuvre dans le cadre de la performance des activités de l’entreprise.

Contrètes (ni adverbe, ni adjectif)

Une fois les actions identifiées et retenues, il est important de bien définir les principes qui vont permettre de les quantifier. Le plan doit faire apparaitre une fourchette de valeurs avec une situation probable correspondant à ce que le manager pense réaliser, et une situation cible.

Identifiées : qui fait quoi ? qui est responsable de ?

Cette phase permet également de cibler les acteurs. Le comité de direction et la direction financière sont les sponsors. Le management ciblé, proche des équipes, joue le rôle de leader de l’exécution du plan d’actions.

Echéancées : pour quelle période, quelle durée, quel délai ?

Le plan d’actions nécessite la mise en place d’un planning stricte avec des étapes définies à respecter. Il est planifié selon un rythme adapté aux leviers concernés, permettant aux managers de l’appliquer.

Réalistes : les résultats seront-ils atteints ? de quelles ressources a-t-on besoin ? quels peuvent être les freins ?

Les bénéfices attendus d’un plan d’actions sont directement liés aux effets de levier des actions mises en œuvre pour la performance de l’entreprise. Ils correspondent à des sources de revenus additionnels (volume de commandes, chiffre d’affaires par ligne de produits…) ou à des réductions de coûts (coût direct associé au chiffre d’affaire, masse salariale, autres charges…) présentant un niveau d’élasticité important au regard de l’activité.

Ces bénéfices potentiels sont appréciés au regard du coût des ressources à engager pour l’exécution (coût direct, temps passé, investissement), et du degré de risque de non récupération des revenus additionnels prévisionnels.

Exemple de formalisation d’un plan d’action 

Action concrèteResponsableDébutFinRésultats attendusRessourcesRisques
Changer le plan de commissionnement basé sur les ventes, au profit d’un plan indexé sur le niveau de marge et le respect de la politique commercialeDirecteur commercialOctobre(3 mois)décembreMarge additionnelle sur ventes de 900 K€Communication juridique : 100K€Incitation financière à changer pour les franchisésMoyen

Laisser un commentaire

Avatar

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Avatar

Jemai Il y a 2 années

merci pour ces idées fructueuses, pratiques et simples à la fois
je voudrai suivre toutes vos publications

Répondre

Abonnez-vous au blog

Afin de vous abonner et pour des raisons de sécurité, votre navigateur doit accepter les cookies et le JavaScript.