La fonction contrôle de gestion se décline au masculin comme au féminin

Par le 30 juillet 2012

Le contrôleur de gestion est souvent considéré comme le co-pilote de l’entreprise. Cela lui confère des missions qui nécessitent qu’il soit écouté par ses pairs et qu’il dispose des compétences humaines nécessaires.

La dimension masculine du contrôle de gestion : aptitude à structurer

Selon Jung, le principe masculin se définit entre autres par des qualités d’action, de structuration, de construction concrète, de maîtrise des évènements.

Le contrôleur de gestion a pour mission d’éclairer la formation du résultat et de s’assurer du suivi de la performance. En développant des outils d’analyse et de modélisation qui permettent de segmenter les problèmes et d’anticiper, le contrôleur de gestion structure et organise naturellement le cheminement de l’entreprise vers l’atteinte des objectifs fixés par la direction.

La dimension féminine du contrôle de gestion : aptitude à relier

Toujours selon Jung, le principe féminin se définit entre autres par des qualités d’intuition, de capacité à relier, d’aptitude à donner du sens à l’action, d’appréhension globale.

Le contrôleur de gestion a pour mission d’accompagner l’organisation, dans son pilotage en appréhendant la performance sous tous ces angles, ainsi que dans son développement en challengeant les opérationnels. En développant le dialogue de gestion, le contrôleur de gestion créé les conditions pour construire « ensemble », et établit une relation de confiance avec ses interlocuteurs. Ses qualités de communication sont primordiales.

L’efficacité de la fonction suppose l’équilibre entre les deux dimensions

Par exemple, la mise en œuvre d’un budget imposé par la force, sans concertation avec les parties prenantes peut conduire au rejet. A l’inverse, un pilotage trop intuitif ou émotionnel, sans éléments de structuration budgétaire, ne permet pas d’atteindre les objectifs.

L’équilibre consiste à se mouvoir avec flexibilité, tout en gardant le cap pour atteindre les objectifs. Il s’agit donc d’un équilibre constamment remis en question qui oscille entre :

– les différents objectifs de l’entreprise

– l’atteinte des objectifs et le développement des hommes

La clé d’un « bon » pilotage consiste à fixer des objectifs ambitieux tout en favorisant le développement de l’homme et de l’organisation pour les atteindre.

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