La crise a consolidé l’influence du contrôle de gestion

Par le 4 octobre 2011

La crise financière a entraîné un recentrage sur les priorités, une prise de conscience des économies à réaliser, et le besoin d’un pilotage plus fin des activités. Il ne s’agit plus de regarder le présent avec l’œil du passé, mais d’obtenir le maximum d’information rationnelle afin de prendre des décisions sur des convictions. Dans ce contexte, l’appui du contrôle de gestion est devenu crucial.

Sensibiliser chacun à l’importance du contrôle de gestion

Le contrôleur de gestion doit montrer le caractère indissociable de la prévision, de la mesure et de l’action corrective. Il doit faire le lien entre objectifs, plans d’action, moyens utilisés et leur transcription financière.

Chaque fois qu’il est porteur d’un projet pour lequel il sollicite différents interlocuteurs (élaborer le budget,  identifier des sources d’économies..), Il doit expliquer :

–          pourquoi ce travail est nécessaire : les enjeux
–          ce qu’il va apporter en terme de gestion pour l’entreprise : sa valeur ajoutée
–         le contexte de la demande : qui en est à l’origine, quelles sont les échéances

Rendre les systèmes d’information plus performants

La production de chiffres n’a de valeur que si l’information produite est utile dans le pilotage des opérations. Il incombe au contrôle de gestion de :

–          coordonner les flux d’information qui circulent dans l’entreprise
–          faire un lien entre les chiffres et la vie de l’entreprise

Même avec un ERP où l’accès à l’information est facilité, il faut savoir faire le tri dans la multitude d’informations disponibles et sélectionner celles dont on a besoin pour améliorer la rentabilité et affiner les prévisions.

Renforcer la communication avec les opérationnels

Si le contrôleur de gestion est reconnu comme un expert, cela tient à sa capacité à faire parler les chiffres, en les confrontant à la réalité des opérationnels.

Il apporte du sens, car il permet aux décideurs de se repérer à travers les outils de pilotage qu’il met au point avec eux, et l’assistance qu’il leur apporte dans la conduite de leur activité. Il les incite également à déchiffrer par eux-mêmes le sens économique et financier de leurs propres actes. Il explicite les données afin d’éviter les fausses interprétations, et s’assure en retour que les opérationnels contribuent activement à leur mise à jour.

Elaborer le suivi de la trésorerie

De  plus en plus d’entreprises confient les analyses et les prévisions de trésorerie à leur contrôleur de gestion qui occupe une position centrale dans l’organisation. Cela assure que

–          les hypothèses budgétaires sont prises en compte dans leur dimension financière
–          les décisions de gestion à tous les échelons de l’entreprise ont une traduction en cash

Le contrôleur de gestion peut faire passer des messages simples et à tous les niveaux, sur l’attention permanente à porter à la conservation du cash (traduire un projet de réduction des coûts en économies potentielles de cash). Il participe ainsi à l’installation d’une culture cash.

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